Un parfum d’histoire : la camomille romaine au cœur de l’Anjou
Au carrefour de traditions pharmaceutiques et de paysages moulés par la main de l’homme, l’Anjou s’est approprié, dès le XVIIIe siècle, une plante rare et reconnaissable entre toutes : la camomille romaine (Chamaemelum nobile). Alors que de nombreuses plantes médicinales trouvent leur berceau sur le pourtour méditerranéen, c’est ici, entre la Loire et l’Aubance, qu’elle fit souche – devenant peu à peu l’emblème d’un terroir et d’un savoir-faire agricole hors du commun.
La camomille romaine n’est pas seulement un parfum de jardin ou une tisane apaisante. C’est une filière structurée, un marqueur de biodiversité, une composante de l’économie locale, et un symbole de résilience botanique. Mais sa présence florissante dans les prairies angevines n’est pas le fruit du hasard : il a fallu transfert, adaptation, patience, et une large part de passion.
