Un patrimoine vivant : redécouvrir les céréales anciennes françaises
Depuis la nuit des temps, les céréales structurent les paysages et les habitudes alimentaires des régions françaises. Longtemps effacées par la domination du blé tendre et du maïs hybride, certaines variétés anciennes, parfois qualifiées de "graines oubliées", connaissent aujourd’hui un retour inattendu. Épeautre, engrain, seigle, millet, riz rouge de Camargue ou encore sorgho : ces céréales, aux racines millénaires, racontent la diversité des terroirs et l’ingéniosité des paysans d’autrefois.
Avant l’arrivée massive des variétés modernes, la France comptait une mosaïque de cultures céréalières adaptées à la rudesse des sols, au climat local et aux traditions alimentaires. Ce patrimoine agronomique occupe une place charnière dans l’histoire rurale et suscite, depuis une vingtaine d’années, un regain de curiosité. Le consommateur redécouvre non seulement des saveurs et des qualités nutritionnelles distinctives, mais aussi des pratiques agricoles respectueuses de la terre.
