Un fruit séculaire au cœur du patrimoine provençal
Parmi les parfums d’enfance qui marquent l’âme provençale, celui de la figue mûre se distingue par sa sensualité. Certains diront qu’il évoque l’opulence d’un été en fin de course, la caresse du soleil sur les collines, mais aussi le geste rassurant des grands-mères préparant la confiture de figues – une tradition plus vivace qu’il n’y paraît, solidement ancrée dans le paysage culinaire local.
La présence de la figue en Provence s’explique par un climat qui lui sied : températures généreuses, sécheresse estivale, sols pierreux. Dès l’Antiquité romaine, elle est cultivée tout autour de la Méditerranée, mais prend une dimension particulière ici, où elle n’est pas seulement consommée fraîche : elle se conserve, se transforme, se partage. Au XIXe siècle, la Provence produisait près de 80% des figues présentes sur le marché français (Chambre d'agriculture du Var), un chiffre en baisse aujourd’hui mais qui témoigne du passé prestigieux de la région en la matière.
- Variétés emblématiques : La figue de Solliès, protégée sous AOP depuis 2011, la Noire de Caromb, la Longue d’Août ou encore la Blanche d’Argenteuil, jalonnent encore aujourd’hui les vergers provençaux.
- Saisonnalité : Les récoltes s’étalent principalement de juillet à septembre, selon les variétés, ce qui fait du mois d’août le temps fort des confitures artisanales.
