La diversité corse : entre montagne et maquis, le goût de l’authentique
Impossible d’évoquer la charcuterie française sans débuter par la Corse, où le cochon se fait roi tout en restant semi-sauvage. L’île de Beauté, sauvage jusque dans ses élevages, conçoit des produits d’une intensité rare, nés de porcs noirs (“Nustrale”) nourris aux glands, châtaignes et autres ressources forestières.
- Prisuttu : Cousin éloigné du jambon de Parme, mais salé longuement puis affiné de 12 à 24 mois à l’air corse. Sa rondeur et sa puissance aromatique tiennent tout autant de l’animal que du climat.
- Lonzu : Mange-t-on ailleurs un filet de porc aussi parfumé ? Filet fumé et séché, souvent reconnaissable à sa grande finesse de texture et à sa garde en bouche, il est issu du muscle longe.
- Coppa di Corsica : Élaborée à partir de l’échine, la Coppa détient depuis 2012 une IGP (Indication Géographique Protégée) qui consacre sa méthode : salée au sel sec, enveloppée d’épices puis séchée 5 mois, elle oscille entre douceur et note corsée du poivre.
- Figatellu : Saucisse de foie assaisonnée, parfois consommée crue (c’est-à-dire séchée) ou bien grillée au feu de bois. Spéciale, elle fait le lien entre la tradition paysanne et la rusticité du terroir.
Chaque produit raconte la même histoire, celle d’une ile où l’animal pâture librement, où le séchage lent épouse les hivers doux et venteux et où l’art du salage se transmet de famille en famille (source : AOP Charcuterie Corse, INAO).
