Un terroir à part : géographie, histoire et influence sur le lait
Entre la Touraine, le Berry et le Loir-et-Cher, le Val de Loire cultive depuis des siècles une tradition pastorale où la chèvre a su se faire une place déterminante. Les paysages alternent prairies calcaires, coteaux bien exposés, rivières douces et forêts claires : une mosaïque qui nourrit non seulement la douceur de vivre mais également une biodiversité végétale dont la chèvre tire pleinement parti.
Si l’on remonte à l’époque médiévale, on découvre que les communautés religieuses, notamment les abbayes, encourageaient déjà l’élevage caprin : la chèvre, rustique, se contentait de pâturages maigres, là où la vache refusait de paître. C’est au cœur même de ce terroir que le lait de chèvre a lentement forgé ses qualités distinctives.
- Un climat tempéré : favorisant des prairies riches en légumineuses, trèfles, luzerne, qui donnent au lait une palette aromatique unique.
- Des sols calcaires et siliceux : responsables d’une flore spécifique, notamment des herbes aromatiques et fleurs, que les chèvres broutent au fil des saisons.
- Des savoir-faire anciens : transmis de génération en génération, et adaptés aux subtilités du terroir local.
L’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) souligne que la composition du lait de chèvre varie largement selon la nature du sol et la diversité botanique du pâturage (Source : INRAE).
