Un patrimoine végétal ancré dans les collines provençales
Sous le mistral et la lumière éclatante, le thym (Thymus vulgaris) et le romarin (Rosmarinus officinalis, reclassé Salvia rosmarinus) composent la trame des garrigues et collines calcaires de la Provence. Ces deux aromatiques, rustiques et frugales, partagent depuis des siècles l’identité des paysages, des cuisines et des remèdes populaires. Pourtant, derrière leur abondance apparente, leur culture artisanale demande finesse, intuition, observation et adaptation constante à un milieu rude.
La France concentre à elle seule 40 % de la production européenne de thym selon l’ITEIPMAI (Institut technique interprofessionnel des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles), la grande majorité étant issue du Sud-Est. Quant au romarin, sa culture contrôlée concerne moins de 200 hectares recensés en France (source : FranceAgriMer), face à des surfaces marginales ou spontanées, mais son poids symbolique et gustatif lui donne valeur précieuse.
Comment, aujourd’hui, les producteurs artisanaux perpétuent-ils la tradition, entre gestes d’antan, adaptation contemporaine et engagement envers la biodiversité ?
