Le miel monofloral : définition et exigences
Avant de pouvoir le reconnaître, encore faut-il le cerner. Un miel monofloral est élaboré par les abeilles à partir du nectar (ou du miellat) d’une seule espèce de fleur dominante. La législation française, appuyée par l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), précise qu’un miel peut être déclaré monofloral lorsque l’origine botanique prédomine, généralement entre 45 % et 80 % de pollen issu de la fleur concernée selon l’espèce (source : INRAE).
- Le terme “monofloral” ne signifie toutefois jamais “pur” à 100 % — les butineuses visitent souvent d’autres espèces alentour, surtout quand la floraison dominante faiblit.
- La proportion minimale de pollen, au-delà de laquelle un miel peut recevoir son appellation, varie fortement. Par exemple, le miel d’acacia (robinier faux-acacia) n’exige qu’environ 25-30 % de pollen d’acacia, car ses fleurs en sécrètent peu.
Par contraste, le miel polyfloral est issu du nectar de plusieurs espèces, typique du “miel toutes fleurs”. Ce qui fait la spécificité du monofloral réside donc dans cette dominante, confirmée par l’analyse pollinique.
