L’éclat discret d’un terroir : aux origines du miel de lavande
Lorsque l’on évoque la Provence, mille images affluent : la mer, la garrigue, les mas de pierre pâle, et, surtout, les horizons bleus de lavande en fleur, mouvantes sous le vent d’été. Dans ce paysage, le miel de lavande occupe une place singulière. Héritier d’un double patrimoine, agricole et apicole, il symbolise une alliance rare entre l’homme, la plante et l’abeille.
L’histoire du miel de lavande s’ancre dans l’expansion de la culture du lavandin et de la lavande fine dès la fin du XIX siècle. D’abord cultivée pour la parfumerie (essentiellement à Grasse), la lavande va devenir, par le biais d’une apiculture pastorale riche, une ressource précieuse et identitaire. Aujourd’hui, la zone de production du « Miel de Lavande de Provence » s’étend sur plus de 3 000 hectares de cultures en Provence-Alpes-Côte d’Azur mais aussi une partie de la Drôme provençale (source: Institut national de l’origine et de la qualité – INAO).
Ce miel, protégé par une Indication Géographique Protégée (IGP) depuis 2005, doit son existence aux étendues de lavande sauvage ou cultivée et au précieux travail des apiculteurs qui déplacent leurs ruches chaque été, sur les terres arides et lumineuses entre 500 et 1 400 m d’altitude.
