Le seigle : une céréale d’altitude, modeste et robuste
Au pied des cimes, là où la rudesse du climat met à l’épreuve les hommes comme les cultures, le seigle s’est révélé une alliée précieuse. Longtemps cantonnée aux sols pauvres et acides des plateaux et vallées froides, cette céréale tenace a dessiné le paysage alimentaire des montagnes françaises, des Hautes-Alpes au Massif central, en passant par les Pyrénées.
L’histoire du seigle en France se confond presque avec celle des sociétés rurales d’altitude. La première mention écrite de la culture du seigle dans nos régions remontent au Moyen Âge, où elle apparaît comme l’une des rares céréales capables de prospérer à plus de 1000 mètres d’altitude (source : Annales HSS). Véritable rempart contre les famines, la rusticité du seigle lui a permis de s’ancrer durablement dans l’alimentation quotidienne, notamment sous forme de pain.
