L’émergence des vins alternatifs : pourquoi ces distinctions ?
Jusqu’aux années 1990, la grande majorité des bouteilles sur les étals français provenaient d’une viticulture conventionnelle, utilisant traitements chimiques, intrants œnologiques et mécanisation à grande échelle. Mais peu à peu, vignerons et consommateurs ont exprimé la volonté d’un retour à des pratiques plus respectueuses du vivant et du goût originel du terroir.
Il n’existe pas un, mais plusieurs mouvements convergents : la viticulture biologique apparaît dès les années 1970, la biodynamie quelques années plus tard avec une approche quasi spirituelle, tandis que la mouvance des vins naturels, marginale et contestée à ses débuts, suscite aujourd’hui la curiosité de nombreux amateurs.
- Le vin biologique : Labellisé, il bannit les produits de synthèse à la vigne mais autorise certains intrants à la cave.
- Le vin biodynamique : Poussé au-delà du bio, il intègre un rapport global au vivant, rythmé par des cycles lunaires et des préparations spécifiques.
- Le vin naturel : Plus radical, il vise l’absence d’additifs lors de la vinification et réduit a minima l’utilisation de soufre.
Les frontières sont poreuses ; de nombreux vignerons cumulent plusieurs démarches, mais les distinctions sont bien réelles.
