Un fruit pas comme les autres, enraciné dans le bassin de l’Adour
On imagine volontiers le kiwi pousser sur des terres lointaines, sous d’autres latitudes. Pourtant, sur la rive sud de l’Adour, à cheval entre Landes et Pyrénées-Atlantiques, le kiwi s’invite depuis un demi-siècle dans le cortège des grands produits du terroir français. Depuis les années 1970 – époque où la culture du fruit s’y est installée –, il s’est taillé une place à part, jusqu’à décrocher une Indication Géographique Protégée (IGP) en 2009, gage de son lien intime avec sa terre d’origine.
Le bassin de l’Adour, qui s’étend sur une quarantaine de communes, offre au kiwi un terrain de jeu idéal : des terres profondes, riches en limons, plutôt acides, naturellement drainées par le fleuve et ses affluents. Mais on le retrouve aussi sur des petites exploitations de la plaine de Saint-Sever ou autour de Peyrehorade, au gré de microclimats doux et humides. Ce sont ces alliances subtiles de sol, d’eau, de brume et de lumière du Sud-Ouest qui font germer la différence.
